Nos ruches sont situées dans l’Oise. Principalement composées d’Apis mellifera mellifera et carnica/causica, notre apiculteur a prêté un grand soin à leur localisation. Certaines en forêts et d’autres en plaines, le plus loin possible des pesticides. Elles produisent du très bon miel de Printemps, Acacia, Tilleul, Été, Forêt, Châtaignier. 

 

 

L’abeille est apparue sur Terre il y a plusieurs dizaines de millions d’années, l’Homme exploite les produits issus de la ruche depuis le Néolithique.

Au Néolithique, le miel constituait la seule source de sucre de l’alimentation humaine, tandis que la cire entrait comme composant dans la colle utilisée pour la fabrication des outils et des armes, et servait à étanchéifier les récipients en céramique.

Des découvertes, réalisées notamment sur les sites néolithiques du lac de Chalain, dans le Jura, ou sur le tell de Dikili Tash, en Macédoine, laissent à penser que les produits de la ruche représentaient probablement chez ces populations une activité à part entière. Aux côtés des éleveurs et des agriculteurs, il devait certainement exister des cueilleurs de miel.

Le miel et la cire comptaient parmi les ingrédients utilisés dans la pharmacopée. Le miel servait d’antiseptique et de cicatrisant.

Selon une découverte réalisée par les chercheurs de l’Inra (Institut national de recherche agronomique), les abeilles sont originaires d’Asie. Mais leur domestication ainsi que l’apiculture virent probablement le jour durant l’Égypte ancienne. La légende prétend que les abeilles seraient nées des larmes du dieu solaire Râ. En tombant au sol, ces larmes se seraient transformées en abeilles qui se mirent à construire des rayons de cire et à fabriquer du miel. Très tôt donc, les Hommes vouèrent un véritable culte à ces insectes sociaux qui symbolisent la perfection et l’immortalité de l’âme. Plus près de nous, les Celtes élevaient également les abeilles et fabriquaient un vin miellé et de l’hydromel, qu’ils considéraient comme un breuvage divin procurant la vie éternelle.

Cependant, malgré le respect que les Hommes portaient aux hyménoptères, les ruches étaient exploitées de façon très archaïque. La récolte de miel était essentiellement pratiquée par étouffage de l’essaim ou par découpage des rayons. Cela affaiblissait la colonie d’insectes, qui finissaient par mourir. Les premières ruches ont été réalisées à partir de troncs creusés, d’écorces de chêne-liège, ou d’osier tressé rendu étanche à l’aide de torchis. Les ruches en paille pouvaient adopter des formes diverses (fagots, paniers) ; elles firent leur première apparition au Moyen Âge.

Plus tard, pour augmenter la production de miel, on installa les ruches dans des niches aménagées dans les murs en pierre sèche, où elles étaient consolidées à l’aide de ronces. Dans quelques endroits du Sud-Ouest et de la Provence, on construisit de véritables « murs d’abeilles ».

Apiculture moderne

Ce ne fut qu’avec l’invention du cadre mobile en 1844 que l’apiculture moderne vit le jour. Celle-ci ne concerne que l’élevage de l’abeille domestique que nous connaissons en Europe, Apis mellifera. Pourtant, aujourd’hui encore, on peut voir dans les causses de notre pays des ruches toujours exploitées réalisées dans des troncs creux de châtaigniers, recouverts d’une pierre de schiste ou lauze, pour empêcher la pluie de pénétrer. Ces ruches sont généralement posées sur les étroites terrasses de culture, protégées des vents dominants, avec une planche de vol exposée au sud ou au sud-est.

La ruche, dont la taille peut varier, constitue l’unité de vie d’une colonie d’abeilles, dont l’apiculteur doit surveiller la population afin de maintenir un équilibre démographique.

Qu’est-ce qu’une ruche

Une ruche est généralement constituée de caissons de taille identique empilés les uns sur les autres. Elle est dite « verticale ». Il existe une autre famille d’abri dont l’agrandissement s’effectue par le rajout de cadres latéraux. L’empilement traditionnel repose sur un plancher qui déborde sur un côté, là où est découpé l’accès, et que l’on nomme « planche de vol » ou « planche d’envol ».

C’est de cet endroit que les abeilles sortent et entrent dans la ruche. Le premier caisson est appelé « corps de ruche » et constitue le domaine privé des hyménoptères qui y entreposent leurs provisions et où réside la reine. Les caisses suivantes sont les « hausses », d’où l’apiculteur extrait le miel. L’ensemble est clos par un couvercle, lui-même surmonté d’un toit. Le « corps de ruche » et les « hausses » accueillent des cadres mobiles suspendus verticalement, dans lesquels les abeilles vont bâtir les rayons. L’apiculteur peut ainsi les retirer aisément pour les contrôler, récolter le miel et juger de l’état de santé de la colonie.

Généralement, les ruches sont placées dans des environnements protégés des vents dominants, propices au butinage : clairières en plaine et prairies de montagne. Mais on peut en trouver dans des endroits très insolites comme… sur les toits de l’opéra Bastille, à Paris, entre autres ! Plusieurs villes possèdent aujourd’hui leurs butineuses urbaines.

Les principales sous-espèces européennes sont :

  • Apis mellifera mellifera (nord de l’Europe, Asie occidentale, Asie centrale) ;
  • Apis mellifera ligustica (Italie) ;
  • Apis mellifera carnica (Slovénie, Hongrie, Roumanie) ;
  • Apis mellifera caucasica (Caucase, Géorgie)

Il faut savoir cependant que près de 85 % des abeilles, parmi les 20.000 à 25.000 espèces existantes à travers le monde, sont solitaires. Elles sont néanmoins butineuses et contribuent à la pollinisation. Parmi les genres européens, on peut trouver, entre autres,les xylocopes, les andrènes et les halictes, ou encore les osmies. Chacun d’entre eux possède une façon bien distincte de récolter le pollen.

Nous remercions les auteurs de cette source à cette adresse : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/zoologie-abeille-sentinelle-ecologique-684/page/2/